Une mère de famille a déposé une plainte contre l'Etat pour un manque de contrôle à l'aéroport, par les services de police, qui aurait permis à son fils, mineur, de rejoindre la Syrie pour faire le jihad.

Or, comme l'indique le Ministère de l'intérieur : en l’absence de signalement, « les services de police à la frontière n’avaient aucune raison de l’empêcher de voyager ».

Estimant qu'il est inacceptable de rendre l'Etat coupable et que la France doit se montrer solide et solidaire de ses principes fondateurs, Franck MARLIN vient de déposer une question écrite qui paraitra au prochain Journal officiel.

Il demande notamment au Ministre de l’intérieur la déchéance immédiate de la nationalité française pour tous les ressortissants binationaux partis faire le jihad et la suppression des prestations sociales pour les familles ayant quitté le territoire national ou dont l’enfant s'est engagé aux côtés des djihadistes.

 

 Question écrite

(déposée le 9 décembre 2014)

 

M. Franck MARLIN appelle l'attention de M. le ministre de l’intérieur sur la participation de djihadistes de nationalité française en Syrie ou en Irak, qui constitue désormais une source majeure de menaces terroristes dans notre pays.

Les récentes informations divulguées par voie de presse, faisant état d’un dépôt d’une plainte à l’encontre du Ministère de l’Intérieur par la mère d’un jeune homme mineur ayant rejoint le front syrien apparaissent particulièrement choquantes.

Personne ne peut accepter que l’intéressée se défausse ainsi sur l’État pour s’exonérer de l’exercice de ses responsabilités parentales. La Nation doit impérativement se montrer solide et solidaire de ses principes, au-delà de tout clivage partisan.

C’est pourquoi, compte tenu de cette situation alarmante pour la sécurité de nos concitoyens et en complément des mesures contenues dans la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, il lui demande de lui préciser, d’une part, le nombre de procédures de déchéance de la nationalité engagées à l’encontre des ressortissants français binationaux engagés dans des mouvements djihadistes ainsi que des membres des familles complaisantes et, d’autre part, les mesures prises afin que les prestations sociales ne soient plus indument versées à des familles ayant quitté le territoire national ou dont l’enfant est parti faire le jihad.

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