A l’annonce des mesures par le Ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, visant à mettre en place des « zones d’action prioritaire pour l’air » (ZAPA) à compter de juillet 2012 dans huit agglomérations françaises, Franck MARLIN s’est fait l’écho du ressenti au sein de la population qui se résume en une expression : « Il y en a marre ! ».

Sans remettre en cause les objectifs en matière de santé publique et pour améliorer la qualité de l’air dans les grandes villes, votre député a déploré que le volet coercitif l’emporte encore sur la pédagogie.

« Avant de développer les sanctions, il faudrait d’abord mener une réflexion de fond. Une société ne peut vivre apaisée si l’on réduit chaque jour le champ des libertés de ses concitoyens. Or c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui : chaque nouvelle mesure annoncée est systématiquement une nouvelle contrainte. Halte au feu !

« Alors que les médias ne cessent, à juste titre, d’évoquer la forte hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat des Français, on leur demande encore une fois de mettre la main au porte-monnaie pour acheter des véhicules plus récents. Et, comme toujours, ce sont les plus modestes qui vont payer la note !

« A quoi servent les contrôles techniques qui ont d’ailleurs été renforcés pour lutter contre la pollution ? Et que dire des contrôles inopinés opérés par les forces de l’ordre ?

« Réduire la circulation au cœur d’une ville, ne se limite pas aux seuls habitants de cette ville. Cela concerne toutes les personnes qui résident parfois à plusieurs dizaines de kilomètres et qui n’ont toujours pas les moyens de transports en commun adaptés et suffisants pour se rendre sur leur lieu de travail. On devine donc bien la finalité qui se cache derrière cette mesure !

« Les Français n’en peuvent plus de ces nouveautés quotidiennes qui, ajoutées les une autres aux autres, ne forment pas une politique lisible et acceptée par tous. Ce n’est pas répondre aux enjeux dont les Français ont bien conscience. Et, pire encore, cette nouvelle mesure ne répond pas à leurs préoccupations quotidiennes. A croire que les messages délivrés par les Français depuis quelques temps n’arrivent pas à être entendus. Ils ont pourtant le mérite d’être clair : ils en ont plein le… dos ! Ils veulent que l’on s’occupe d’eux, et pas que l’on s’en prenne systématiquement à leur portefeuille ! En résumé : laissez-nous respirer ! »


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